Le secret de l'Occident
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Flammarion vient de ressortir une édition revue et enrichie d'un ouvrage
qui fait aujourd'hui quasiment office de référence: «Le secret de l'Occident».
Rédigé il y a dix ans par un docteur en physique théorique, David Cosandey,
ce livre répond à une série de questions a priori un peu nombrilistes,
mais qui ne peuvent être éludées: pourquoi le monde appartient «à ceux
qui se lèvent occidentaux»? Pourquoi donc la Grèce antique, puis l'Europe
moderne ont-elles été les matrices de deux miracles scientifiques et culturels
sans équivalent dans le monde? A quelles circonstances, à quelles
qualités spécifiques l'Occident doit-il d'être l'inventeur de la modernité?
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L'ouvrage met en lumière les raisons politiques et économiques du progrès,
en fournissant une explication globale et cohérente du développement.
L'hypothèse de David Cosandey, c'est que le développement des sciences
et des techniques apparaît dans des régions du monde où il existe
un système d'Etats stable et prospère. Un système qui se caractérise
par des rivalités et une compétition constantes notamment
militaires , mais à l'intérieur d'une même aire de civilisation.
Cette situation a existé en Europe plus longtemps que partout ailleurs,
pendant tout le second millénaire.
Cela a été rendu possible [par] la géographie exceptionnelle de l'Europe,
dont les mers entrant largement dans les terres séparent plus naturellement
les Etats, tout en favorisant le commerce maritime de biens de base
entre eux. La mer individualise et pérennise des entités politiques rivales
relativement protégées, [ce] qui provoque l'alliance de la liberté
et de la sécurité.
On ressort plutôt convaincu de cette démonstration qui, en dix ans,
n'a pas perdu grand-chose de sa pertinence. Dans un souci d'universalité,
l'auteur applique d'ailleurs sa grille d'analyse à l'Islam, à l'Inde
et à la Chine, parvenant à interpréter les périodes d'avancée et de recul
de ces diverses civilisations.<>
O.G.
> Le Secret de l'Occident, David Cosandey, Editions Flammarion (Champs),
864 pages.
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