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Un interview de moi au sujet de mon livre Le Secret de l'Occident (2007),
parue en septembre 2008 dans le supplément "Les Grands Dossiers" du magazine
"Sciences
Humaines", signée Laurent Testot. (Raccourci).
(Laurent Testot: "Les racines du miracle européen", Les Grands Dossiers de Sciences Humaines, no12, Article général (p.4-10). Version PDF (0.8Mb). Source. Interview (p.11-14) (cette page). Pages JPG. Source. Copie de sûreté des versions internet: |
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Grands Dossiers N° 12
septembre - octobre - novembre 2008 "L'ascension de l'Occident. Un débat historique" |
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Ce texte est une version abrége d’un entretien publié dans le livre Histoire globale, un nouveau regard sur le monde, Sciences Humaines éditions, parution le 25 septembre 2008. Sciences Humaines : Il existe aujourd’hui un certain nombre de livres tentant d’analyser les raisons qui ont permis à l’Occident 11_Cosandey.indd 1 15/06/08 13:36:58 De nouvelles perspectives d’étendre sa domination au reste du monde à partir du xve siècle. Votre théorie combine des facteurs explicatifs d’ordre géographique, économique et politique. Pouvez-vous la résumer ? David Cosandey : On peut dire brièvement qu’elle comprend deux niveaux. Le premier associe le politique et l’économique. J’affirme qu’à chaque fois que vous avez dans une civilisation plusieurs États en présence pendant une durée assez longue, ce que j’appelle « une division politique stable », et en même temps un essor important de l’économie, vous avez progrès scientifique. Je constate que cette hypothèse se vérifie pour toutes les civilisations, et à toutes les époques. Vous avez ensuite un niveau géographique, sous-jacent au précédent. Il entend expliquer pourquoi des États stables et en rivalité se sont rencontrés davantage dans certaines régions du monde, en Grèce au Ier millénaire avant notre ère, puis en Europe occidentale au IIe millénaire, et aujourd’hui dans le monde entier. SH : Qu’entendez-vous par niveau géographique ? D.C. : Pour prendre l’époque du IIe millénaire de notre ère, celle qui voit le « miracle européen3 », le niveau géographique de ma théorie avance qu’une division politique stable et un essor économique avaient plus de chances de se rencontrer en Europe occidentale. Ceci parce que cette région bénéficie d’une meilleure interpénétration des mers et des terres, de par sa configuration littorale, qui est la plus compliquée, la plus « articulée » du monde, avec les mers Méditerranée et Baltique – et cela se mesure mathématiquement. La forme de l’Europe fournissait une plate-forme naturelle favorable au développement économique. Les mers sont les meilleurs milieux pour faire passer les marchandises. Le transport y est de loin meilleur marché, plus sûr, plus rapide que par voie de terre. Au Moyen Âge, plus vous aviez d’accès à la mer, plus vous étiez à même de transporter des marchandises, même lourdes, sur de grandes distances – les pierres de Normandie ont ainsi servi à édifier des cathédrales en Grande-Bretagne. Donc, grâce à sa configuration géographique, l’Europe avait plus de chances de bénéficier d’un essor économique, sur le long terme. Il en est de même du politique : les bras de mer, les golfes, les péninsules qui parsèment l’Europe occidentale ont contribué à la stabilité des États qui s’y sont formés. L’Angleterre était protégée des invasions par la Manche, la France était abritée par ses façades atlantique et méditerranéenne, L’Espagne, la Suède et le Danemark sont bien entourés par les mers… Ce sont autant d’États qui ont pu garder des frontières stables pendant des siècles, parfois un millénaire. Cette configuration géographique avantageuse forme ce que j’appelle une « thalassographie articulée (4) ». Il faut remarquer toutefois que la causalité est moins forte, au niveau géographique de la théorie, qu’aux niveaux politique et économique. Si une thalassographie articulée donne plus de chances à une région de se diviser de façon stable et de se développer économiquement à long terme, elle ne lui garantit pas cette évolution. La preuve, l’Europe occidentale a aussi connu une phase de division très instable et de marasme économique, du ve au xe siècle. SH : Une configuration similaire aurait été à l’origine du « miracle grec » dans l’Antiquité… D.C. : Exactement, parce qu’on y constate les mêmes phénomènes. Du VIIIe au IVe siècle avant notre ère, vous avez plusieurs citésÉtats concurrentes. Là aussi, vous remarquez la coprésence d’une configuration littorale très compliquée, d’un commerce important et de guerres constantes entre entités durables. La seule différence, c’est que ça se joue à plus petite échelle. Une telle dimension était idéale à une époque où les techniques étaient plus limitées, les moyens plus réduits. Si la taille de l’Europe convient bien à la stabilité d’États utilisant des armes à feu, celle de la Grèce est adaptée aux épées, aux boucliers et aux trières (galères de combat à trois rangs de rames). Pus tard, la formule grecque s’est peu à peu autodétruite. La technique, s’améliorant sans cesse, a fini par excéder les possibilités de la plate-forme grecque, avec des armes telles que les galères géantes et les catapultes névrobalistiques (5). Les Macédoniens, conduits par Philippe II (père d’Alexandre le Grand) unifient alors la Grèce. SH : Comment un contexte d’États en guerre et de commerce croissant est-il apte à engendrer des avancées technologiques ? D.C. : Prospérité et division politique stable favorisent le progrès scientifique, et c’est là un mécanisme essentiel. Pour le comprendre, il faut envisager la science dans son environnement naturel, la société, dont on la sépare trop souvent. Tous les développements scientifiques demandent des moyens financiers. L’image naïve du savant héroïque dans sa tour d’ivoire n’a que peu de rapports avec la réalité. Pour qu’il y ait progrès des connaissances, il faut qu’il y ait des gens payés pour se consacrer à la science. Cela exige qu’il y ait un surplus dans la société. On observe de surcroît que les marchands, hommes d’affaires et banquiers sont des gens intéressés par la science. Ils favorisent l’élaboration de cartes précises pour leurs voyages, d’instruments en tout genre pour mesurer l’espace afin de faciliter leurs voyages, pour mesurer les quantités, les volumes et les poids. Depuis les Sumériens, les marchands ont toujours encouragé le développement des méthodes de calcul. Lorsqu’ils deviennent plus puissants, grâce au développement économique, ils peuvent vraiment faire avancer la science, comme au Moyen Âge et à la Renaissance* en Europe. De cette époque, on leur doit les mathématiques élémentaires que l’on utilise aujourd’hui, le calcul des probabilités pour résoudre les contraintes d’assurance, la trigonométrie pour calculer les positions en mer… Toutes ces formules mathématiques ont été en très grande partie développées par des savants financés par les marchands. La domination des marchands sur la société est par ailleurs compatible avec les progrès scientifiques. Ce n’est pas le cas de toutes les classes sociales. Les religieux, par exemple, ont des écrits figés comme garants de leur pouvoir. Ils ne sont pas en général ouverts aux changements. Les marchands, eux, ne se sentent pas menacés par des découvertes, ils se demandent juste comment les exploiter. SH : Vous avez évoqué jusqu’ici les investissements privés. N’existe-t-il pas un investissement public, fait par les princes pour améliorer leurs moyens militaires ? D.C. : En sus du pilier économique que je viens de décrire, existe le pilier politique. Des États en compétition sont très favorables au progrès scientifique et technique. Pour des raisons militaires, mais aussi des motifs de prestige. Côté militaire, ces gouvernements vont accorder une grande importance à tout nouveau dispositif technique qui puisse les aider dans leurs affrontements continuels. Prenons les jumelles. Elles ont été inventées pendant que les Pays-Bas étaient en guerre contre l’Espagne. Elles permettaient de détecter plus rapidement si les vaisseaux qui s’approchaient étaient amis ou ennemis, et le gouvernement s’est précipité sur cette invention. Ce n’est que plus tard que les astronomes ont utilisé cet instrument, qui est devenu le télescope. Des États en concurrence soutiennent financièrement les savants, car ils sont sans arrêt sur le qui-vive. Une autre dimension importante est que, quand vous avez plusieurs États dans une civilisation, vous avez la liberté. Un savant inquiété dans un royaume donné peut se réfugier chez le voisin. Si vous n’avez qu’un seul empire, du moment que vous êtes en disgrâce, vous êtes condamné à végéter ou à être éliminé. Ce qui se produit effectivement, car un tel empire universel n’ayant pas d’ennemi vital, il n’encourage pas la recherche et considérera volontiers que vous menacez l’ordre établi. Mais dans un contexte de rivalités entre États, ces savants prennent de la valeur. Newton était la fierté de l’Angleterre. SH : L’étude du Moyen-Orient, de l’Inde et de la Chine confirmet- elle votre hypothèse ? D.C. : Le fait qu’il n’y ait pas eu un progrès linéaire continu dans le monde durant l’ensemble du IIe millénaire, en dehors de l’Europe occidentale, pose problème à beaucoup d’historiens, qui défendent implicitement un modèle de progrès continu. Ils ne sont alors pas en mesure d’expliquer les très longues périodes de stagnation, de recul. Les autres civilisations représentent alors une douloureuse énigme. Qu’il y ait des évolutions très différentes dans d’autres ensembles me permet au contraire de tester ma théorie. Oui ou non, peut-on expliquer ces phases de progrès et de reflux à l’aide des deux mécanismes que j’évoquais ? Eh bien oui. Dans ces ensembles, on constate que la fragmentation politique stable, quand elle est associée à un essor économique, est corrélée à une ère de progrès scientifique. En revanche, quand il n’y a pas division politique stable, soit parce que les troubles se multiplient et empêchent la mise en place d’un système viable d’États en concurrence, soit parce qu’un empire réussit à contrôler durablement un ensemble civilisationnel donné, on a régression de la science. Prenons des exemples. Au Moyen-Orient, à partir des débuts du Xe siècle, on voit un ensemble de trois États – les Empires omeyadde, fatimide et bouyide6 – en pleine expansion territoriale et économique. Ils sont très riches, en état de rivalité politique intense et vont durer relativement longtemps. C’est ce qu’on appelle l’âge d’or de l’Islam*7. Puis vient une phase de récession économique et d’instabilité politique, marquée notamment par les contre-attaques commerciales des civilisations chinoises, indiennes et européennes (dont les croisades), puis des guerres incessantes entre États provisoires. On observe une assez bonne concordance entre ces phases de croissance et de déclin. Puis à partir du xve siècle survient une unification totale, sous l’égide de l’Empire ottoman. Cet État qui peut tout écraser sans pitié ne s’intéressera pas à ces découvertes qui pourraient le remettre en cause. On voit là à nouveau se manifester le côté néfaste d’un empire universel. Mais rien n’est définitivement perdu. Au xxe siècle, après l’effondrement de l’Empire ottoman et l’intermède de la colonisation européenne, des États concurrents et relativement stables se sont mis en place au Moyen-Orient. Là où l’argent du pétrole le permet, et où des tensions entre États le motivent, un développement technologique rapide se produit (par exemple, aviation, missiles et énergie nucléaire en Iran). Dans le golfe Persique cohabitent plusieurs petits États opulents, et rivaux en prestige, qui créent de toutes pièces des agricultures (comme en Arabie Saoudite), des industries (par exemple raffineries d’aluminium au Bahreïn et aux Émirats arabes unis), et une finance moderne, lançant tout à la fois des économies primaires, secondaires et tertiaires8. SH : Au-delà du Moyen-Orient, vous évoquez la Chine. Voici un pays crédité de nombreuses inventions : la poudre à canon, le papier et l’imprimerie à caractères mobiles, la boussole et le gouvernail d’étambot, etc. Dans quel contexte ces découvertes se sont-elles développées ? Et pourquoi l’Empire du Milieu n’en a-t-il pas opéré le même usage que l’Occident, qui en a fait les outils de son expansion mondiale ? D.C. : C’est là un cas très intéressant. Prenons la poudre à canon. Elle est découverte alors que la Chine est divisée entre plusieurs royaumes concurrents, relativement stables, à la fin du ixe siècle. Elle est immédiatement utilisée pour des engins de guerre. Des détonateurs, des grenades, des bombes, puis des mortiers primitifs apparaissent. Mais soudain, la Chine s’unifie, un royaume arrive à conquérir tous les autres. Tout progrès, des armes comme des autres technologies, s’interrompt alors… Lorsque les Européens arrivent en Chine bien plus tard, ils constatent qu’ils sont bien en avance sur les Chinois. Cette tendance chronique à l’unification que l’on observe en Chine, où les divisions politiques stables se maintiennent moins bien qu’en Europe occidentale, s’explique justement par la géographie, les royaumes chinois étant séparés par des frontières terrestres, moins faciles à défendre, et non maritimes. L’histoire de la poudre à canon s’est répétée dans bien d’autres domaines : les Chinois avaient fait d’énormes avancées en astronomie et mathématiques jusqu’au xiiie siècle, date à laquelle l’unification de leur civilisation au sein d’un énorme empire va aboutir au naufrage de tous ces savoirs. SH : Ceci est aussi valable pour l’économie. Vous rappelez dans votre livre que la lettre de change, les banques ont été inventées dans plusieurs régions du monde, la Chine, mais aussi le monde arabo-musulman, avant d’être « ré-inventées » en Occident… Et ces inventions ont opéré pendant plusieurs siècles dans leurs lieux d’origine, avant d’y péricliter. D.C. : On peut dire que c’est une bonne leçon : rien n’est définitif ni acquis. Les Chinois ont inventé le papier-monnaie, et cette invention a soutenu leur développement économique, car elle permettait d’alimenter le volume monétaire et de soutenir autant que nécessaire la croissance des échanges. Mais vous connaissez les dangers du papier-monnaie. Un gouvernement peut en imprimer autant qu’il le souhaite, jusqu’à mettre en péril toute l’économie. Tant que la Chine était divisée entre plusieurs États, ceci n’est pas arrivé. Si une monnaie s’était dévaluée, le gouvernement concerné aurait perdu la face…, devant les autres, et les marchands auraient pu fuir. Les gouvernements étaient tenus à une discipline par la concurrence qui les opposait. Sitôt la Chine unifiée, le gouvernement s’est mis à abuser et à imprimer beaucoup trop de billets. Mais les gens les acceptaient de moins en moins. À la fin, malgré des mesures très autoritaires (emprisonnements, peine capitale), l’État a dû y renoncer. Les billets n’avaient plus aucune valeur. L’empire universel a donc fait disparaître cette innovation financière majeure, le papier-monnaie, alors que des États en concurrence stables l’avaient engendrée et améliorée des siècles durant. SH : Pensez-vous que votre théorie puisse avoir une valeur prospective ? D.C. : Tout à fait, à condition d’avoir à l’esprit que nous vivons aujourd’hui une situation entièrement nouvelle. D’une part, l’avance de la technologie nous oblige à prendre en compte le monde entier comme système, et d’autre part, la guerre entre grandes puissances n’est plus une option raisonnable. Nous vivons à l’ère de la « paix nucléaire », où seules de petites guerres localisées (guerres coloniales, ou civiles, conflits entre petits États, guérillas) peuvent encore avoir lieu. À ces deux différences près, les facteurs à l’origine du progrès scientifique jouent toujours. Les hommes d’affaires continuent de soutenir le progrès scientifique (nanotechnologies, téléphonie mobile, ordinateurs, organismes génétiquement modifiés, etc.), et la rivalité entre États, même si elle est de prestige sur fond d’intention militaire, produit toujours les mêmes effets bénéfiques pour la science. Aujourd’hui, l’Union européenne a mis en place un télescope géant au nord du Chili, parce que les Américains ont construit le leur à Hawaii. Chaque bloc construit un détecteur géant de neutrinos, russe (près du lac Baïkal), japonais (dans la région de Tôkyô), européen (sous la mer au large de Nice), états-unien (dans les glaces de l’Antarctique)… La course est lancée à qui aura le plus grand, le plus performant. C’est là une compétition de pur prestige, puisque l’on n’envisage aujourd’hui pas d’usage commercial à la détection de ces neutrinos. À l’échelle du monde, on voit s’affirmer deux grands États qui seront à mon avis les leaders du nouvel ordre mondial : la Chine et les États-Unis. Leur rivalité tisse la trame autour de laquelle s’articuleront les autres puissances. Cette configuration pourrait produire les meilleurs résultats en termes scientifiques, puisque vous avez deux empires à très forte population (300 millions d’habitants pour le premier, 1,3 milliard pour l’autre) dont la rivalité ne peut que s’accentuer, d’autant plus que la Chine voit une économie privée se développer à toute vitesse. Ce duopôle, suivi de près par l’Inde, l’Union européenne et la Russie pourrait même relancer les voyages spatiaux habités vers la Lune, abandonnés depuis la défaite soviétique contre les États-Unis. On a plusieurs États ou ensembles d’États en face à face, et une croissance économique forte à l’échelle du monde, même si elle n’est pas équitablement partagée. Cela forme une très bonne configuration pour le progrès scientifique a priori. À un détail près : l’absence de guerre entre grandes puissances est susceptible de ralentir le progrès scientifique. Mais je ne peux le déplorer, évidemment, car cela constitue une chose très positive pour l’humanité. Les autres facteurs-clés soutenant la science, la rivalité de prestige, la concurrence économique, l’impact de la classe marchande sont présents. On peut donc penser, en tout cas pour les décennies à venir, que le progrès scientifique sera au rendez-vous. Propos recueillis par Laurent Testot Notes 1. Les philosophes Marcel Gauchet et Peter Sloterdijk, le biologiste Jared Diamond, le géographe Christian Grataloup, la politologue Sophie Bessis, les économistes David S. Landes et Joel Mokyr, les sociologues Henri Mendras et Rodney Stark, l’anthropologue Jack Goody, les historiens Kenneth Pomeranz, Paul Bairoch, Philippe Nemo, Philippe Richardot, Bouda Etemad, Nathan Rosenberg et Lucian Boia, pour n’en citer que quelques- uns. Voir le dossier « Pourquoi l’Occident », Les Grands Dossiers des sciences humaines, n° 12, sept.-oct.-nov. 2008. Disponible sur www.histoireglobale.com (accès payant). 2. David Cosandey, Le Secret de l’Occident. Vers une théorie générale du progrès scientifique, Flammarion, 1997, rééd. coll. « Champs », 2007. 3. Le terme de miracle européen qualifie l’essor combiné de l’économie, des sciences, de la pensée et des arts en Europe à partir du xive siècle. Il dérive de celui de miracle grec, appréciation de même nature portée sur la Grèce des ve et ive siècles avant notre ère. Voir à ce dernier sujet Jean-François Dortier, « Y a-t-il eu un miracle grec ? », Sciences Humaines, hors-série « Histoire et philosophie des sciences », n° 31, déc. 2000/janv.-fév. 2001. Disponible sur www.histoireglobale.com (accès payant). 4. du grec thalassos, la mer, et graphè, écriture, dessin, configuration. 11_Cosandey.indd 9 15/06/08 13:37:00 De nouvelles perspectives 5. Soit des balistes, catapultes… aux cordages en crins de chevaux. 6. Omeyyade, fatimide, bouyide : ces trois empires ont dominé l’Islam entre 900 et 1050. Leurs coeurs respectifs étaient la péninsule ibérique, l’Égypte, la Perse. 7. Les historiens considèrent couramment que l’âge d’or du monde arabo-musulman s’étend entre les viiie et xive siècles. Cette période est caractérisée par l’usage d’une langue unique, l’arabe, et un essor de la pensée scientifique et philosophique. Voir Danielle Jacquart, « Les sciences arabes », Sciences Humaines, n° 174, août 2006. Disponible sur www.histoireglobale.com (accès payant). 8. Une économie primaire est basée sur
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Créé: 31 aoû 2010 Derniers changements: 31 aoû 2010
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